8ème de finale de la Coupe de France hier soir, les girondins recevaient nos « amis » lillois et leur jeu flamboyant. Aucun vainqueur entre les deux cette saison en championnat avec notamment une rencontre provocatrice d’un spleen baudelairien le mois passé mais cette fois ci, c’était la coupe, donc, du jeu, des prises de risque….hein, promis les gars ?
Laurent Blanc est clair : maintenant, fini la rigolade, cette coupe, on va aller la chercher. Pour preuve le onze de départ : c’est du sérieux (quoique) : Ramé dans les buts, Henrique – Diawara devant lui, Jemmali de retour sur son coté après sa longue série de blessures et surtout grâce à l’absence de Chalmé et enfin, le cultissime Marange sur son côté gauche. Puis le traditionnel Diarra devant la défense, Alonso – Tremou et Micoud en milieux off pour servir le duo Chamakh – Cavé. Côté lillois, une formation ultra-offensive. Sylva dans les buts, Béria-Rami-Franquart-Tafforeau en défense, Mavuba-Makoun-Debuchy en défense (euhh en milieu def), Bastos et Frau en milieu off puis un petit nouveau en attaque : Makiese. Bref, encore une fois, l’équipe de Puel n’aura qu’un but, détruire le jeu adverse et profiter des contres…. Et ça marche bien. On s’ennuie ferme à lescure, les soi-disant 8500 spectateurs se rendent vite compte qu’on est parti pour un remake du mois dernier. Une demi-heure de jeu et on aura vu : un frappe sans danger de Frau (qui a dit comme d’hab ??), une belle tentative de lob par Alonso (15e), une belle tête de Chamakh après un centre de Marange… c’est tout, pour trouver des occases, faut se la jouer Canal plus et considérer qu’une frappe, même ratée est une occase en puissance (on ne sait jamais, si les gardiens se prennent pour Landreau ou Coupet, c’est en effet dangereux). Et comme on s’ennuie, Lille en profite pour lâcher SON contre. Bastos déborde et centre fort, au second poteau, Debuchy se jette et manque de redresser. Faut gratter j’vous dis, allez, mi-temps, gros soucis, de quoi va-t-on pouvoir parler tant les sujets de discussions si utiles a s’occuper pour éviter l’ennui ont tous été abordés. Alors, on se dit : « super, on va encore se taper un 0-0 », « mais non, c’est la coupe, va bien falloir qu’ils jouent un jour les lillois…. ». Ouais, bein, faut pas s’enflammer. Fernando a beau avoir remplacé Alonso, Lille continue de bloquer le match et Bordeaux d’être brouillon. La différence se fera sur un détail, un coup de pied arrêté ? Bastos en envoie un en touche quasiment. Premier avertissement. Sur le suivant (de l’autre coté), Makoun se jette et est a deux doigts d’ouvrir le score. Il réclame un penalty, qu’il y aurait pu avoir si M Duhamel avait vu le grand marquage à la Marange sur Debuchy… C’est à notre tour : Cavé est fauché à l’entrée de la surface et se voit offrir l’occasion d’ouvrir le score : sa tentative de contre-pied est manquée. Toujours pas grand-chose, Cavé frappe après un échange avec Chamakh mais rien n’y fait. Blanc décide d’agir : Micoud sort, Bellion entre, Fernando monte d’un cran. Beria en profite pour faire briller Ramé d’une belle frappe qui partait dans la lucarne mais à 15 minutes de la fin, on prépare déjà le café pour les prolongations. Heureusement, les prolongations vont enfin donner du spectacle. Et ça ne traîne pas : coup franc de Tremou dégagé par Obraniak, corner de Tremou sorti de justesse par Diawara. Bordeaux pousse enfin. Longue touche de Juriet’ (qui a remplacé Jem en fin de seconde période). Le ballon arrive dans les airs, Chamakh remporte son duel sur Sylva (à l’anglaise) et remet le ballon dans la course de Fernando. Celui-ci contrôle de la cuisse en enchaîne direct d’un exter du pied magique : 1-0, le plus dur est fait. Les lillois sont obligés de jouer maintenant. Et le pire, c’est qu’ils sont dangereux : Fauvergue lancé par Obraniak profite d’une boulette de Diawara (jusqu’ici impérial) et se présente seul face à Ramé. Heureusement, c’est Fauvergue, la frappe est loupée, Ramé s’interpose et met en corner (même si l’effet qu’a pris le ballon nous a bien fait trembler). Sur le corner, le même Fauvergue aux 6 mètres, reprend d’un pointu, Marange sort la balle sur la ligne. Hop hop hop, on s’arrête : Marange aura été utile une fois dans ce match. Allez, mi-temps, on souffle. Lichsteiner est furieux envers l’arbitre et s’en plaint à Puel qui lui aurait dit des choses peu catholiques (j’espère qu’il n’ont pas parlé de sa sœur). Reste donc 15 minutes pour gérer ce score. On joue haut, prive les lillois de ballons. C’est efficace. Mieux même, sur une superbe remise de Chamakh, Bellion reprend de volée, c’est détourné en corner. Dommage. Mais ce n’est que parti remise. Sur le corner, magnifique une deux entre Fernando et Jurietti, ce dernier décoche un centre à montrer à tous les Marange de la Terre. Bellion s’élève et décoche une tête décroisée dans le petit filet. 115 minutes, 2-0, c’est réglé. Plus que trois matchs avant d’aller chercher le doublé (hihi). On aura souffert face à l’équipe la plus tueuse de spectacle de France mais on aura réussi à s’en sortir. C’est tout ce qu’il faut retenir. Comme le mois dernier, pas grand-chose à dire des joueurs mise à part les classiques. Chamakh-Cavé, c’est classe, Ramé est impérial, Diarra toujours aussi imposant, Marange toujours aussi impressionnant de médiocrité. On (je) notera(i) tout de même la présence du duo Henrique-Diawara et surtout le retour en forme de ce dernier. Je l’ai assez massacré pour ne pas reconnaître la qualité de ses récentes prestations. La fiche : BORDEAUX - LILLE : 2-0 ap Stade Jacques Chaban-Delmas 8 520 spectateurs - Temps beau -Pelouse en bon état Arbitre : M.Duhamel. Buts : Fernando (95eme), Bellion (114eme) pour Bordeaux
Avertissements : Ramé (111eme) pour Bordeaux - Lichtsteiner (111eme), Franquart (113eme) pour Lille Bordeaux : Ramé (cap), Jemmali (Jurietti, 81eme), Henrique, So.Diawara, Marange, A.Diarra, Alonso (Fernando, 46eme), Trémoulinas, Micoud (Bellion, 69eme), Chamakh, Cavenaghi. Entraîneur : L.Blanc Lille : Sylva, Béria, Rami, Franquart, Tafforeau (cap), Mavuba, Makoun, Debuchy (Lichtsteiner, 73eme), Makiese (Obraniak, 62eme), Bastos, Frau (Fauvergue, 81eme). Entraîneur : C.Puel |